Discours prononcé par Son Excellence Monsieur Gervais Rufyikiri, Deuxième Vice-Président de la République du Burundi lors de la réunion extraordinaire du Forum Politique du Groupe de coordination des partenaires pour la validation de l’UNDAF 2012-2016 et de la stratégie de suivi de la conférence de Genève.
Article mis en ligne le 11 décembre 2012
dernière modification le 14 décembre 2012

par Isidore
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Honorables parlementaires,

Mesdames, Messieurs les Ministres,

Madame la Représentante Exécutive du Secrétaire Général des Nations Unies au Burundi ;

Mesdames, Messieurs les Représentants du Corps Diplomatique et Consulaire ;

Mesdames, Messieurs les Représentants des Agences du Système des Nations Unies et des Organisations Internationales ;

Mesdames, Messieurs les Représentants de la Société civile ;

Distinguées Invités ;

Mesdames, Messieurs ;

1. Je prends la parole pour procéder à l’ouverture des travaux de cette réunion Extraordinaire du Forum Politique du Groupe de Coordination des Partenaires dont les sujets inscrits à l’ordre du jour sont très importants et urgents pour terminer l’exercice 2012 avec des outils appropriés à même de faciliter le travail des uns et des autres.

2. Je vous remercie vous tous ici présents d’avoir répondu à cette invitation en dépit de vos agendas sûrement chargés. Je ne doute point que votre présence à cette réunion est un signe éloquent de votre engagement indéfectible à accompagner le Gouvernement dans tous ses efforts visant à embarquer le pays sur la voie de la croissance économique soutenue et du développement durable.

3. La réunion Extraordinaire du Forum Politique d’aujourd’hui est une première après la tenue à Genève en octobre dernier de la Conférence des Partenaires au Développement du Burundi. Le succès de cette conférence est le résultat des efforts conjoints et d’une synergie d’actions entre le Gouvernement, les partenaires techniques et financiers, la société civile, le secteur privé, etc.

4. Que chacun de vous tous, trouve ici l’expression de gratitude et de reconnaissance du peuple Burundais pour vos différentes contributions qui ont permis la réussite de la Conférence. Nous espérons profondément que cette synergie va demeurer et même se consolider pendant la mobilisation des ressources promises et la mise en œuvre du Plan d’action prioritaire du CSLP II.
Mesdames, Messieurs,

5. Les thématiques inscrits à l’ordre du jour de cette réunion sont en parfaite harmonie avec le contexte post Genève. En effet, comme vous le savez, Genève n’est qu’une étape de la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre du CSLP II. Le gros des activités est à venir.

6. Les promesses de Genève seront traduites en engagements fermes progressivement avec la signature des conventions de financements. Et pour y arriver, un travail assidu qui implique tous les acteurs pour traduire les orientations stratégiques et les priorités retenues en de programmes et projets bancables à présenter aux différents partenaires s’avère nécessaire.

7. Ainsi, donc, la plateforme de Genève a été une occasion pour les Partenaires Techniques et Financiers d’annoncer leur reconnaissance des progrès réalisés par le gouvernement burundais sur le champ de la croissance, du développement et de la consolidation de la paix.

8. Certes des progrès tangibles ont été réalisés, mais Genève fut également le moment idéal d’exposer à la communauté internationale les défis qui persistent et l’orientation stratégique et politique arrêtées pour venir à bout de ceux-ci.

9. Pour réussir ce pari, le Gouvernement a besoin d’un appui substantiel de nos partenaires pour combler le gap de financement généré par le PAP/CDMT du CSLP II. Ainsi, les documents de stratégie de suivi des résultats de la conférence et d’assistance Intégrée du Système des Nations Unies (UNDAF) qui nous sont soumis pour analyse aujourd’hui est un bon prélude d’une action coordonnée de la mobilisation des ressources et de l’harmonisation des interventions afin que l’aide puisse générer un impact visible sur le quotidien de la population burundaise.

10. Cette volonté d’échanger et de dialoguer au tour de la stratégie de suivi des résultats de Genève montre que le Gouvernement ne veut pas faire cavalier seul dans le processus de mobilisation des ressources. Le Gouvernement a donc besoin des contributions de tout un chacun pour que tous les acteurs aient une vision commune de son action et suscite leur adhésion.

11. Cette vision commune et cette adhésion à l’action gouvernementale sera de plus en plus renforcée et entretenue à travers le dialogue dans les instances du Groupe de Coordination des Partenaires (GCP) où toutes les questions en rapport avec l’efficacité de l’aide sont traitées. Le Document de Stratégie d’assistance intégrée du Système des Nations Unies (UNDAF 2012-2016) qui nous est soumis pour analyse aujourd’hui est une expression évidente d’un effort d’harmonisation des interventions des Agences du Système des Nations Unies. C’est un effort louable qui est à encourager.

12. Je félicite donc les Nations Unies, l’Union Européenne et ses pays membres pour leurs initiatives de garantir les synergies et la complémentarité entre leurs interventions à travers une planification commune. J’ose espérer qu’un jour, tous les partenaires œuvrant au Burundi arriveront à un processus commun de planification qui permettra d’éviter les doublons et les gaspillages de ressources dans une approche programme produisant plus d’impact de leurs interventions et dans un esprit de construire et renforcer les capacités de nos institutions.

13. Ainsi, à travers cette version de l’UNDAF 2012-2016, le Système des Nations Unies vient de faire un pas en avant dans le respect des engagements pris au niveau international en matière d’efficacité de l’aide. Elle est beaucoup plus fondée sur les principes de (i) l’appropriation des programmes par la partie nationale, (ii) de la gestion axée sur les résultats, (iii) de l’harmonisation des approches d’intervention entre les différentes agences des nations Unies, (iv) de la défragmentation de leur assistance, (v) du partenariat stratégique pour une synergie d’intervention, et (vi) de la réduction des coûts de transaction et du nombre d’unité parallèles.

14. En assurant la promotion de la modalité d’exécution nationale (NIM), l’UNDAF 2012-2016 consacre la volonté des nations Unies de transférer les compétences de gestion des programmes et projets aux services de l’administration et par-dessus tout le renforcement des capacités institutionnelles pour le pilotage du développement.

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs

15. Vous avez sans doute compris que l’agenda de cette réunion est primordial pour le processus de planification stratégique et le suivi des résultats de la Conférence de Genève. Je vous souhaite ainsi des échanges fructueux pour le succès des présentes assises. Considérant la détermination et la volonté qui animent chacun de vous, je ne doute point que cette réunion sera un succès.

16. C’est sur ces mots que je déclare ouverts les travaux de cette réunion Extraordinaire du Forum Politique du Groupe de Coordination des Partenaires.

Je vous remercie

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