Le Burundi classé premier pays où moins de corruption est exigée sur les corridors de transport dans la Communauté Est Africaine
Article mis en ligne le 29 novembre 2012

par Isidore
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Le Burundi continue à faire des progrès remarquables dans la lutte contre la corruption. En effet, il vient d’être classé premier dans les pays membres de la Communauté Est Africaine (EAC) où moins de corruption est exigée le long des corridors de transport ; la corruption étant identifiée comme l’une des principales barrières non tarifaires au niveau de l’EAC.

Selon l’enquête menée par Transparency International Kenya en collaboration avec Trade Mark East Africa (TMEA), les autorités de régulation en Afrique de l’Est exigent de plus gros montants de corruption aux transporteurs et chauffeurs de véhicules le long des corridors de transport. Selon le rapport de cette enquête intitulé « La corruption comme une barrière non tarifaire au commerce, une étude de cas sur les corridors commerciaux de l’Afrique l’Est », en 2011, les autorités de régulation en Tanzanie viennent au sommet avec le plus gros montant exigé de 12.640 dollars américains, suivi par le Kenya avec 6.715 dollars américains, l’Ouganda vient en troisième position avec 3.672 dollars américains tandis que le Rwanda est classé quatrième avec 679 de dollars américains et le Burundi prend la 5ème et dernière place avec un faible montant de 293 dollars américains.

Le même rapport souligne que deux tiers (65%) des déclarants en douane et des transporteurs ont été tenus à donner de pots de vin en 2011. Le Kenya vient au sommet de la liste avec 82% des déclarants en douane et des transporteurs ayant donné ou ayant été invités à donner des pots de vin, suivi de la Tanzanie avec 76% et de l’Ouganda avec 54%. Seuls 30% et 26% des déclarants en douane et des transporteurs respectivement au Burundi et au Rwanda, avaient donné ou avaient été demandés de donner des pots de vin. Les services pour lesquels des pots de vin ont été payés sont en rapport avec l’accélération de traitement des documents, l’évasion à l’enquête, le changement des normes du code des impôts afin d’alléger le fardeau fiscal et l’assurance de moins de vérification afin de garantir un dédouanement rapide.

Le Gouvernement du Burundi à travers l’Office Burundais des Recettes (OBR) a déjà posé des bases solides visant à faciliter le passage des marchandises sur les frontières notamment par la mise en place d’un guichet bancaire à Kobero sur la frontière burundo-tanzanienne où passent le gros des importations par voie routière. Bien plus, un poste frontalier à arrêt unique est fonctionnel à cet endroit. Dans le même but de faciliter les importations et les exportations, l’OBR compte, dans un proche avenir, mettre en place un système alternatif de gestion des transites afin de mettre fin à toute tentative de fraudes.

Dans la même perspective de faciliter l’importation et l’exportation, le Gouvernement du Burundi a inscrit sur son agenda des réformes visant l’amélioration du climat des affaires. C’est à ce titre que les procédures, les coûts et les délais pour les indicateurs portant sur le paiement des taxes et impôts et le commerce transfrontalier ont été sensiblement réduits. Au sujet de l’indicateur paiement des taxes et impôts, le nombre d’heures par l’an pour accomplir cette tâche est passé de 274 heures en 2011 à 46 heures en 2012. S’agissant de l’indicateur commerce transfrontalier, les délais à l’export ont été réduits de 35 jours en 2011 à 10 jours en 2012 tandis que les délais à l’import sont passés de 54 en 2011 à 22 jours en 2012.

Le Gouvernement du Burundi est déterminé à changer l’image du Burundi à travers la mise en œuvre de la politique de tolérance zéro à la corruption déclarée par Son Excellence Monsieur Pierre Nkurunziza, Président de la République du Burundi, la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Bonne Gouvernance et de Lutte contre la Corruption et de la politique de redevabilité ainsi que le renforcement des comités de lutte contre la corruption dans les ministères et institutions étatiques.

Le couronnement des efforts consentis et des progrès enregistrés en si peu de temps a été le soutien obtenu de la part des partenaires au développement du Burundi lors de la conférence de Genève, les 29 et 30 octobre 2012 qui ont promis de financer significativement la mise en œuvre du Cadre Stratégique de Croissance et de lutte contre la pauvreté, deuxième génération en vue du développement social et économique durable du peuple Burundais.

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