Réunion de formalisation du réseau du secteur privé pour le renforcement de la nutrition au Burundi
Article mis en ligne le 31 octobre 2015

par renovat
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Le vendredi 30 octobre 2015, le Chef de Cabinet-Adjoint du Deuxième Vice-Président de la République, Monsieur Eric Nshimirimana, a procédé à l’ouverture des travaux de la réunion de formalisation du réseau du secteur privé pour le renforcement de la nutrition au Burundi.

La réunion visait la formalisation de la mise en place du réseau des acteurs du secteur privé pour appuyer les activités de lutte contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire au Burundi.

Dans son allocution, le Chef de Cabinet-Adjoint du Deuxième Vice-Président de la République a indiqué que le Burundi est un des pays les plus touchés par la malnutrition, étant donné que 67% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, tandis que 49% des enfants de moins de 5 ans souffrent de la malnutrition chronique.

Bien plus, il a souligné que les productions agricole et animale sont structurellement déficitaires depuis une dizaine d’années. Parmi les causes figurent le prix élevé des denrées alimentaires, le taux de change et la pression démographique.

Face à cette situation, a-t-il confié, le Gouvernement du Burundi a pris dans l’agenda de ses priorités la question de la sécurité alimentaire et de la nutrition telle que stipulé dans le Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté, deuxième génération (CSLP II). Dans ce document, l’objectif du secteur agricole est de fournir à chaque Burundais une alimentation suffisante en qualité et en quantité et de réduire l’insuffisance pondérale.

Le Burundi s’est donc fermement engagé de réduire de 10 points, de 58 % à 48%, le taux de malnutrition chronique chez les enfants de moins de 5 ans de 2013 à 2017.

Le Chef de Cabinet-Adjoint du Deuxième Vice-Président de la République a mis en exergue certaines des causes de la malnutrition, entre autre la faible production agricole, les pratiques alimentaires inadéquates, le faible accès aux services sociaux de base et à l’utilisation des services d’assainissement et d’hygiène.

Par ailleurs, il a donné les raisons du choix de la mise en place du réseau du secteur privé. Il a fait remarquer qu’une bonne nutrition influence positivement le monde des affaires, améliore l’état de la main d’œuvre et appuie ainsi la chaine de production. La nutrition permet de développer de nouveaux marchés, augmentant ainsi les ventes et les profits, a-t-il ajouté.

« Tout au long de la chaîne de valeur, au lieu de travail et au niveau de la communauté, le secteur privé occupe une position privilégiée, non seulement pour améliorer la production et l’approvisionnement en aliments nutritifs, mais aussi pour améliorer la demande et la consommation par le marketing », a martelé Monsieur Eric Nshimirimana.

Le Chef de Cabinet-Adjoint du Deuxième Vice-Président de la République a cité certains des domaines où le secteur privé peut aider en vue d’améliorer la nutrition, notamment la transformation agro-alimentaire, évitant ainsi les pertes post-récoltes ; le passage à l’échelle de la fortification des aliments avec des formules spéciales ciblant certains groupes comme les enfants de 6 à 23 mois, les femmes enceintes et allaitantes, et la nutrition au lieu de travail.

Il a terminé son allocution en remerciant les acteurs du secteur privé pour leur engagement dans la lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition.

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