Présentation de la stratégie de réduction du déficit énergétique au Burundi
Article mis en ligne le 21 avril 2015

par Isidore
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Vendredi 17 avril 2015, à Rwegura, Son Excellence Monsieur le Deuxième Vice-Président de la République, Dr. Ir. Gervais Rufyikiri, a présidé la réunion de présentation de la stratégie de réduction du déficit énergétique au Burundi.

La réunion a débuté par une visite de la centrale hydroélectrique de Rwegura notamment le lac de retenue, le point de captage des eaux ainsi que la centrale. Il a remarqué que le niveau des eaux de la retenue a sensiblement diminué, ce qui fait que cette dernière produit entre 8 et 12 Mégawatts (MW) alors qu’elle produisait 18 MW en 1986, année de sa mise en fonction effective.

Dans son allocution, le Deuxième Vice-Président a souligné que la promotion du secteur de l’énergie permettra au Burundi de s’engager sur la voie du développement durable et partant accélérer la croissance économique en vue de lutter efficacement contre la pauvreté. Il a confié que l’insuffisance des infrastructures de production énergétique constitue un des défis majeurs à relever.

Bien plus, il a indiqué que l’énergie constitue un facteur majeur important de bien-être des populations et conditionne la croissance et la compétitivité de l’économie. Ainsi, la production de l’énergie en qualité et en quantité suffisante permettra de répondre aux besoins importants du pays en l’occurrence le développement de l’industrie, l’extraction et la transformation des minerais, le développement et la diversification des activités économiques génératrices des emplois, l’amélioration du climat des affaires ainsi que la promotion d’un secteur privé dynamique et compétitif sur le marché national, régional et international, a-t-il martelé.

Le Deuxième Vice-Président a en effet mis en exergue certaines des conséquences de l’insuffisance de l’énergie électrique. Il a cité entre autres l’utilisation du bois de chauffage et le charbon qui ont un impact très négatif sur les ressources naturelles notamment les forêts et les boisements dont leur déclin a déjà causé et continue de causer de graves dommages environnementaux comme l’érosion, les glissements des terrains, la baisse de la fertilité des sols et les changements climatiques non maîtrisés.

Toutefois, le Deuxième Vice-Président a confié que dans le cadre de la promotion des énergies nouvelles et renouvelables, divers projets nationaux et d’intérêt régionaux sont en cours de mise en œuvre et d’autres sont en vue.

Il a invité les responsables de la REGIDESO à être plus actifs et dynamiques et à faire des contacts avec les partenaires en vue de trouver des solutions à court, moyen et long terme au problème de déficit énergétique en accordant une grande attention à l’énergie solaire qui est moins chère par rapport à l’énergie hydroélectrique. Il a demandé aux autorités de cette structure d’user tous les moyens pour augmenter la couverture en électricité et surtout dans le monde rural afin d’atteindre réellement le développement de la population burundaise. D’autres solutions proposées à court terme est le débouchage de toutes les canalisations des eaux pluviales menant vers le lac de retenue de Rwegura en vue d’augmenter le niveau du lac.

Parmi les actions envisageables figurent la location d’une centrale thermique de 10 MW, la révision de toutes les centrales hydroélectriques ainsi que la construction d’autres sans oublier les centrales solaires en gestation.

Le Deuxième Vice-Président a terminé son allocution en réitérant les sentiments de gratitude et de remerciement du Gouvernement du Burundi à l’endroit de tous les partenaires techniques et financiers qui appuient dans ce secteur. Il a sollicité leur compréhension et accompagnement en vue de la mise en œuvre de tous les projets programmés dans ce secteur.

Signalons que le Burundi accuse un déficit énergétique qui se situe au tour 23 MW étant donné qu’il produit 45 MW sur une demande 68 MW pour satisfaire le minimum des besoins en énergie. La vision du pays dans ce secteur est de produire 250 MW en 2020 si on ne compte pas les 150 MW qui seront produits pour l’exploitation du Nickel. Et si toutes les potentialités du pays en énergie sont exploitées, le Burundi pourra produire jusqu’à 1500 MW.

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