Le Deuxième Vice-Président de la République préside les travaux de l’atelier de validation de l’étude sur les niches d’exportation du Burundi
Article mis en ligne le 18 février 2015

par Isidore
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Ce mardi 17 février 2015, il s’est tenu un atelier de validation de l’étude des niches d’exportation du Burundi, sous le haut patronage de Son Excellence le Deuxième Vice-Président de la République, Dr. Ir. Gervais Rufyikiri. Le but dudit atelier qui a vu la participation du secteur public, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers était pour ces différentes parties prenantes de voir ensemble comment développer une économie burundaise diversifiée en développant surtout les secteurs à même de booster une croissance économique soutenue et accélérée sur une période de cinq ans. Les niches d’exportation retenues par l’étude sont le café de spécialité, le thé de spécialité, le poisson (frais et séché), le tourisme et les huiles exotiques (moringa et patchouli) auxquelles s’ajoute l’artisanat.
Dans son allocution, le Deuxième Vice-Président de la République a rappelé que l’économie burundaise, dominée par le secteur primaire composé essentiellement par l’agriculture, contribue pour environ la moitié du Produit intérieur brut PIB et apporte près de 80 % des recettes d’exportation provenant principalement du café et du thé. Il a en outre souligné que ces produits restent fortement tributaires des cours mondiaux et de la fluctuation des récoltes. Dr. Ir. GervaisRufyikiri a par ailleurs expliqué cette dépendance exclusive de l’économie burundaise au secteur agricole par la faiblesse des secteurs secondaire et tertiaire jusqu’alors peu compétitifs sur le marché régional et international ; cette faible compétitivité s’expliquant par plusieurs facteurs en l’occurrence le secteur secondaire moins développé suite aux coûts élevés des matières premièreset de transport dus à l’enclavement du pays et le secteur tertiaire encore très restreint, bien qu’en progression.
L’étude qui a fait objet d’analyse, échanges et débats pour sa validation par les participants à l’atelier a été élaborée par une équipe de consultants de la société « Entrepreneurial Solutions Partners » grâce à l’appui financier de Trade Mark East Africa. Cette étude révèle notamment que le faible Produit intérieur brut (PIB) du Burundi est étroitement lié à la faible valeur ajoutée de ses produits d’exportation. Selon cette étude, le thé burundais se vend à 2,16 dollars américains le kilo lorsque le thé kenyan se vend entre 37 dollars et 44 dollars américains. La différence de prix provenant principalement du produit, de l’emballage, de la distribution et de la cible du marché. La même étude suggère de retenir un nombre limité de produits sélectionnés sur base de trois objectifs importants à savoir : l’impact en termes de création d’emplois et de valeur ajoutée, le marché (régional ou international) et la faisabilité (c’est-à-dire, l’expérience à l’exportation et l’attrait du produit. Le Deuxième Vice-Président de la République a rappelé d’importantes opportunités à explorer dans beaucoup de secteurs dont le Burundi dispose et à même de lui permettre de diversifier la gamme de produits d’exportation. De la sorte, il a proposé qu’une attention toute particulière soit au préalable réservée aux secteurs ci-après : café, thé, tourisme et artisanat.

Le Deuxième Vice-Président a informé les participants à l’atelier que la Vision « Burundi 2025 » indique des pistes de solutions pour faire face au défi majeur auquel fait face le Burundi à savoir la diversification de son économie.
Il a évoqué entre autres, l’augmentation des rendements agricoles à travers la modernisation, la production et la mise en place d’un système de conservation des produits agricoles ;l’élargissement de la base productive par l’industrialisation et le développement de l’activité minière, le développement de l’industrie des services comme le tourisme et autres ; la mise en place d’un environnement favorable aux affaires pour attirer des capitaux étrangers ;la promotion de la compétitivité des produits burundais sur le marché de la Communauté Est Africaine et les autres ensembles économiques régionaux dont le Burundi fait partie ainsi que la diversification des produits d’exportation. Pour ce qui est du climat des affaires, le Deuxième Vice-Président a souligné que des réformes importantes ont été accomplies et continuent d’être initiées et que des progrès tangibles ont été enregistrés depuis 2011 jusqu’à nos jours.
Il a réaffirmé l’engagement du Gouvernement du Burundi à tout mettre en œuvre en vue du développement et de la promotion des différents secteurs retenus et prometteurs en matière d’exportation dans la région et dans le monde. Il a demandé au secteur privé de prendre la balle au bond et d’investir dans ces secteurs en profitant du climat des affaires en permanente amélioration et des avantages offerts par le code des investissements en la matière. Aussi, a-t-il réitéré les remerciements du Gouvernement du Burundi à l’endroit de Trade Mark East Africa pour ses différents et multiformes appuis en matière de développement économique du Burundi et pour le financement de l’étude et de l’organisation de cet atelier ainsi qu’à tous les autres partenaires techniques et financiers, notamment les Etats-Unis d’Amérique, pour différents appuis accordés au Burundi en matière de s développement social et économique.
Les différents partenaires au développement du Burundi qui avaient pris part à l’atelier ont réaffirmé leur engagement à continuer à accompagner le Burundi vers une croissance économique accélérée et soutenue.

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