Vienne : Ouverture des travaux de la deuxième conférence des Nations Unies sur les pays en développement sans littoral
Article mis en ligne le 3 novembre 2014

par Isidore
Imprimer logo imprimer

Depuis ce lundi 3 Novembre 2014, il se tient à Vienne en Autriche la deuxième conférence des Nations Unies sur les pays en développement sans littoral. Son Excellence Monsieur Gervais Rufyikiri, Deuxième Vice -Président de la République du Burundi participe à cette conférence à la tête de la délégation burundaise.
Les différents discours prononcés lors des cérémonies d’ouverture de cette conférence ont focalisé l’attention sur l’état de mise en œuvre de la déclaration et du plan d’action d’Almaty de 2003, les avancées enregistrées par les pays concernés, les défis à relever, les perspectives pour la prochaine décennie ainsi que l’engagement des partenaires au développement à accompagner les pays en développement sans littoral dans la mise en œuvre des projets et programmes convenus pour les dix prochaines années. Les cérémonies d’ouverture ont été suivies par les déclarations des chefs de délégations.
Au nom du Gouvernement du Burundi et de sa délégation, le Deuxième Vice - Président de la République a d’abord présenté ses condoléances au peuple zambien suite au décès de son Président, le 28 octobre dernier. Il a en outre remercié les Nations Unies pour l’organisation de cette conférence d’un intérêt mondial évident en général et pour les pays en développement sans littoral dont le Burundi fait partie en particulier. Il a également remercié le Gouvernement Autrichien pour avoir offert ses bons offices en acceptant d’abriter cette importante conférence.
Le Deuxième Vice-Président a souligné que cette conférence constitue une opportunité de plus offerte aux participants pour mettre en relief les succès, les obstacles et contraintes rencontrés ainsi que les défis majeurs à relever par les pays en développement sans littoral ; dégager les responsabilités des uns et des autres et subséquemment se fixer sur les perspectives d’avenir axées sur le renouvèlement de l’engagement politique des pays concernés et les différents partenaires au développement en vue de répondre au mieux dans les dix prochaines années aux multiples besoins pressants des pays en développement sans littoral.
Revenant sur le bilan du Burundi en matière de mise en œuvre du programme d’Action d’Almaty dix ans après la première conférence, il a fait savoir que le Burundi est un pays post conflit depuis 2005, actuellement en paix, stable et en pleine reconstruction pour son développement social et économique. De la sorte, la mise en œuvre du programme d’Action d’Almaty a eu lieu dans un contexte particulier pour le Burundi où une attention toute particulière était focalisée sur les négociations inter burundaises pour la paix et la réconciliation ainsi qu’au renforcement de ces valeurs qui sont une condition sine qua non pour l’accomplissement des projets et programmes de développement social et économique.
Il a fait remarquer à la plénière qu’à l’instar des autres pays enclavés, le Burundi a un accès difficile au marché mondial. En effet, sa capitale Bujumbura est à plus de 1500 km du port le plus proche notamment celui de Dar-es-salaam en République Unie de Tanzanie et à plus de 2000 km du port de Mombasa au Kenya. Comme conséquence, cet enclavement du Burundi continue à avoir un impact très négatif sur les coûts des transports qui représentent jusqu’à 40% de la valeur à l’import/ export.
Il a en outre fait remarquer qu’en plus de ces distances trop longues s’ajoutent des infrastructures de transport qui ne sont pas de très grande qualité et que cette situation d’enclavement influe négativement sur les échanges commerciaux du Burundi avec le reste du monde. Selon le Deuxième Vice-Président, le défi majeur à relever est donc de réduire les coûts de transport des produits importés et exportés ainsi que les délais d’acheminement.
Par ailleurs, il a mis en relief les voies de solutions durables qui sont envisagées par le Burundi notamment à travers la mise en œuvre de la vision « Burundi 2025 » et du « Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté, » deuxième génération qui focalisent tous l’attention sur le développement des secteurs prioritaires retenus et porteurs de croissance dont les infrastructures de transport et l’intégration régionale
Il a indiqué à l’intention de l’assistance que le Gouvernement du Burundi a consenti d’énormes efforts visant à surmonter les problèmes générés par sa situation d’enclavement. C’est à ce titre qu’en vue d’une meilleure intégration sous-régionale et régionale, le Burundi a adhéré aux ensembles économiques régionaux en l’occurrence, la Communauté Est-Africaine( CEA), le Marché Commun de l’Afrique Orientale et Australe(COMESA) et la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) qui sont toutes des organisations qui mettent un accent particulier sur la facilitation du transport et du commerce avec un programme de développement du transport de transit pour que le Burundi puisse avoir accès aux marchés internationaux.
Il au aussi souligné que le Gouvernement du Burundi a à cœur l’importance du commerce en général et du commerce extérieur en particulier dans le développement social et économique. C’est pour cette raison qu’au cours des dix dernières années, il a entrepris et mis en œuvre d’importantes réformes législatives et règlementaires visant le développement et la promotion dudit secteur et du climat des affaires.
Le Deuxième Vice- Président de la République a profité de cette tribune pour informer les participants à la conférence que le Burundi est résolument engagé à consolider et à promouvoir les acquis en matière de paix, de justice, de liberté d’expression, de démocratie et de droits de l’homme et que c’est pour cet impératif qu’il compte organiser à partir du mois de mai 2015, pour la troisième fois consécutive, les élections législatives, présidentielles et locales avec comme leitmotiv, la liberté, la transparence, la justice et l’équité de tous les scrutins.
C’est à cet égard que le Gouvernement du Burundi sollicite la même compréhension de tous ses partenaires en les invitant à apporter leurs contributions financières nécessaires pour l’organisation sans encombre desdites élections mais également en envoyant des observateurs avant, pendant et après les élections pour suivre leur déroulement. Ce sera une façon a-t-il estimé, d’accompagner le Burundi sur sa voie de consolidation de la démocratie chèrement acquise depuis 2005 et gage du développement.
Enfin, il a terminé sa déclaration en soulignant que le Gouvernement du Burundi reste convaincu que c’est par le biais d’une coopération franche et soutenue entre les pays nantis, ceux émergents et en voie de développement, matérialisée par des appuis dans les secteurs prioritaires de développement économique et social qui permettra aux pays en développement sans littoral, de développer et promouvoir les échanges commerciaux ainsi que les investissements et partant à sortir du cercle vicieux des conflits récurrents et de la pauvreté et parvenir ainsi à un développement durable. ( voir l’intégralité de la déclaration)

PDF - 159.3 ko

Calendrier

août 2017 :

Rien pour ce mois

juillet 2017 | septembre 2017

Pas d'évènements à venir

A télécharger



puce Plan du site puce Contact puce Espace rédacteurs puce

RSS Valid XHTML 1.0 Strict

2012-2017 © Bienvenue sur le site de la Deuxième Vice-Présidence de la République du Burundi. - Tous droits réservés
Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.80.8